Mettre fin aux tests osseux sur les mineurs étrangers isolés, une urgence !

Le 17 janvier, dans une tribune publiée dans Le Monde, des médecins et des juristes ont lancé une campagne pour mettre fin aux tests physiologiques à l’encontre des mineurs étrangers isolés. Cette pratique dégradante et sans aucune fiabilité est imposée par certains conseils généraux à des enfants migrants isolés pour justifier leur exclusion des dispositifs d’aide sociale à l’enfance, voire de l’éducation nationale. Pire encore, dans le Rhône, le Conseil Général s’est porté partie civile contre des enfants après les avoir déclarés majeurs sur la base de ces tests, et plusieurs de ces jeunes ont été condamnés à de lourdes peines, jusqu’à plusieurs mois de prison, assorties ou pas du sursis, à des années d’interdiction du territoire ainsi qu’à de lourdes sanctions financières (jusqu’à 260 000 €).

Les communistes-ouvriers ont toujours dénoncé les discriminations entre êtres humains sur la base de la nationalité, de la couleur de peau et des origines. Ces discriminations sont encore plus ignobles lorsqu’elles touchent des enfants.

Aussi, l’Initiative Communiste-Ouvrière salue la campagne lancée par les médecins et juristes, relayée par RESF, pour demander l’interdiction des tests osseux sur les mineurs étrangers isolés. Et nous appelons à signer massivement la pétition.

Lire le texte et signer la pétition :
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article52122

Pour le retour à la gratuité des Prud’hommes

La pétition de la campagne « Les prud’hommes doivent rester gratuits » a déjà reçu plus de 14500 signatures sur internet, sans compter les  centaines de signatures papier envoyées par des militants ouvriers. Le précédent gouvernement avait imposé une taxe de 35€ pour l’accès au tribunal des prudhommes, ajoutant des frais supplémentaires aux travailleurs les plus démunis pour se défendre. Suite à la déclaration de madame Taubira, garde des Sceaux, promettant l’abrogation de cette mesure pour 2014, nous avons demandé une rencontre au ministère de la justice afin de remettre les signatures récoltées et demander l’abrogation immédiate de cette mesure inique. Nicolas Dessaux, coordinateur de la campagne, sera reçu le 22 janvier par M. Huber, collaborateur de la ministre. Cette rencontre permettra d’exposer nos revendications et de montrer, pétition à l’appui, que des milliers de salariés, de représentants syndicaux, de conseillers prudhommes soutiennent le retour immédiat à la gratuité.

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cliquer sur l’image pour télécharger le tract-pétition

Nous sommes toutes et tous opposés aux rafles et aux contrôles au faciès

Deux ans jour pour jour après une perquisition et une garde à vue de plus de 13 heures dans les locaux de la BCRI, classée sans suite, Hélène, membre du Réseau RESF, a été de nouveau convoquée, le mardi 15 février 2012, dans un commissariat pour les mêmes raisons : le fait qu’elle répercute, par SMS, les informations sur les rafles et les contrôles au faciès quotidiens dans les rues de Paris.

Nous, signataires de ce texte, appelons chacun et chacune à signaler, par téléphone, par mail ou de visu, ces rafles et ces contrôles au faciès à toutes les personnes potentiellement visées par ces méthodes.

Nous affirmons notre solidarité avec celles et ceux poursuivis ou inquiétés pour ces faits.

Le fait d’avoir une « tête d’étranger » ou de ne pas « être en situation régulière » ne constitue pas pour nous un délit.

Par contre, contrôler, arrêter, garder à vue, emprisonner dans un centre de rétention et expulser des hommes et des femmes sur la base de leur apparence physique, et/ou de leur prétendue « clandestinité », est pour nous inadmissible.

Et nous continuerons à nous opposer à ces méthodes, ces comportements policiers, à le faire savoir, à en informer toutes celles et tous ceux qui en sont la cible, et ce quel que soit le gouvernement.

Signataires : Alternative libertaire Paris Nord Est, CNT Education 75, CNT Santé Social Collectivités Territoriales RP, Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE) , GISTI, Initiative communiste-ouvrière, LDH Paris 8/17, RESF Paris Nord Ouest, Sud Culture

Pétition en PDF à télécharger et à imprimer