Négocier sans affrontement ?

Près de Lisieux, à Moyaux, la direction de l’entreprise McBride, qui fabrique des tablettes pour lave-vaisselles, annonce 34 suppressions de postes sur 110. Une délocalisation de plus. A l’échelle du village, et de la région de Lisieux déjà industriellement sinistrée, c’est un choc, de nouvelles familles condamnées au chômage.

C’est dans ce contexte qu’un des représentants du personnel, resté anonyme mais se présentant comme tel à la presse locale de droite (Ouest-France), ose déclarer se désolidariser d’une action avec banderoles contre les licenciements abusifs menée la semaine dernière, et dit : « L’heure est aux négociations, pas à l’affrontement ». On est curieux de savoir quelle sorte de négociation sans le moindre affrontement, sans le moindre début de rapport de forces, peut bien aboutir dans quelque conflit d’intérêts que ce soit, surtout lorsque l’on commence par s’excuser d’avoir affiché une banderole aux grilles de l’entreprise.

Les luttes comme celles des salarié-e-s de McBride doivent s’organiser en AG. Ce sont les salarié-e-s eux-mêmes qui décideront ainsi des conditions optimales de la négociation. Ces conditions seront, de toute façon, créées dans l’action et dans la confiance en ses propres forces de producteurs face au patron.

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